🇧🇪 Braives · BE · 23 Jun 2026
Inquiétude à Braives et Anthisnes : vol d'armes dans deux commissariats
La région liégeoise est sous le choc après un week-end marqué par des faits aussi audacieux qu'inquiétants. Les antennes de police de Braives et d'Anthisnes ont été la cible de cambriolages particulièrement ciblés. Les autorités sont désormais sur le pied de guerre pour retrouver les malfaiteurs et leur dangereux butin.
Un arsenal et des uniformes dérobés
Le premier vol a été perpétré dans la nuit de vendredi à samedi au sein du commissariat de Braives (zone de police Hesbaye-ouest). Les intrus ont forcé une porte pour s'emparer d'une arme de service (contenue dans un coffre-fort descellé), de deux gilets pare-balles, de ceinturons équipés de matraques télescopiques, de sprays et de divers vêtements officiels marqués "police".
Le second cambriolage, dont la découverte a eu lieu dimanche matin, s'est déroulé à environ 45 kilomètres de là, au poste d'Anthisnes (zone de police du Condroz). Le préjudice y est encore plus lourd : quatre pistolets de type Glock, une dizaine de chargeurs, des menottes, des matraques télescopiques, des sprays lacrymogènes et des ceinturons ont disparu.
Des failles de sécurité préoccupantes
L'enquête, confiée à la police fédérale et suivie par le parquet de Liège, tentera de déterminer si ces deux actes sont liés. L'hypothèse de la même équipe de malfaiteurs est évidemment privilégiée. Mais ce sont surtout les failles de sécurité des bâtiments qui interpellent : à Braives, le système d'alarme était en panne, tandis qu'à Anthisnes, les locaux n'étaient équipés ni d'alarme anti-intrusion ni de caméras de vidéosurveillance.
Ce vol de matériel sensible soulève de graves craintes. Outre l'utilisation criminelle potentielle de ces armes à feu, la possession d'uniformes et de gilets tactiques permettrait aux malfaiteurs d'usurper la fonction de policier pour commettre d'autres forfaits (comme des braquages ou de faux barrages routiers).
Comment sécuriser un bâtiment abritant du matériel sensible ?
Bien que les commissariats soient censés être des lieux hautement protégés, ces incidents rappellent que tout bâtiment renfermant du matériel sensible (armes, produits chimiques, données confidentielles) nécessite une protection maximale :
- Systèmes d'alarme redondants : Les alarmes doivent être doublées et vérifiées très régulièrement. Une panne doit être immédiatement palliée par une sécurité physique (gardiennage).
- Vidéosurveillance continue : L'installation de caméras intérieures et extérieures, enregistrant en continu et reliées à un centre de contrôle, est indispensable.
- Renforcement mécanique : Les portes doivent être blindées et équipées de serrures multipoints.
- Armoires fortes scellées : Les armes et le matériel tactique doivent être systématiquement stockés dans des coffres-forts robustes, lourdement scellés dans le sol ou dans un mur porteur.
Sources :
Sources : rtlbe · lalibrebe · dhnetbe
