🇧🇪 Bruxelles · BE · 9 Jun 2024
Psychologie du cambriolage : Comment surmonter le choc de l'intrusion chez soi ?
Le soir du réveillon de Noël est traditionnellement un moment de fête, mais pour Marianne, une sexagénaire bruxelloise vivant seule, il s'est transformé en cauchemar. En rentrant de chez sa fille, elle a découvert son appartement entièrement retourné. Les intrus n'ont emporté que quelques objets de faible valeur matérielle — un bijou et quelques vêtements — mais le véritable préjudice est d'une tout autre nature.
« Depuis lors, je dors mal. Je m’endors difficilement et je me réveille plusieurs fois par nuit », confie-t-elle, témoignant du traumatisme psychologique persistant qui suit souvent une telle violation de l'intimité domestique. Ce sentiment d'insécurité permanente est partagé par de nombreuses victimes. Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de Belges subissent un cambriolage, et une grande majorité d'entre eux rapportent des troubles du sommeil, de l'anxiété ou une perte de confiance dans leur propre foyer.
Selon des études récentes menées auprès des victimes de vols par effraction, l'impact psychologique est souvent sous-estimé par rapport aux pertes matérielles. Les psychologues conseillent aux victimes de ne pas rester isolées, de verbaliser leur ressenti et, si nécessaire, de faire appel à des services d'aide aux victimes ou à des professionnels pour surmonter ce sentiment de vulnérabilité. Sécuriser son domicile par des dispositifs visibles peut également aider à restaurer un sentiment de contrôle et de sérénité indispensables pour retrouver le sommeil.
Sources : lesoir
