🇧🇪 Gand · BE · 19 Apr 2025
Braquage mortel chez un bijoutier à Oostakker : le ministère public requiert la confirmation de la peine avec sursis en appel
L'affaire dramatique du braquage de la bijouterie Moens à Oostakker, près de Gand, est revenue sur le devant de la scène judiciaire. Devant la cour d'appel de Gand, le ministère public a requis la confirmation du jugement de première instance à l'encontre de Filip Moens, le bijoutier qui avait fait feu sur ses agresseurs en fuite, tuant l'un d'eux. Le parquet général estime que la peine de dix mois de prison avec sursis prononcée initialement est juste et proportionnée.
Rappel des faits : un braquage à la Kalachnikov
Les faits remontent au 7 juillet 2018, en milieu de journée. Deux individus lourdement armés — l'un d'une kalachnikov, l'autre d'une arme de poing — font irruption dans la bijouterie familiale située dans la commune gantoise d'Oostakker. Les malfaiteurs brutalisent et menacent le bijoutier, sa sœur ainsi que leur père âgé de 88 ans avant de s'emparer d'un important lot de bijoux. Bien que lourdement armés, les braqueurs ne font pas usage de leurs armes à feu à l'intérieur du commerce.
Les tirs fatals du bijoutier en fuite
C'est au moment où les deux braqueurs s'enfuient sur un cyclomoteur que la situation bascule. Le bijoutier Filip Moens récupère son arme de poing (un pistolet Heckler & Koch) conservée dans son coffre, poursuit les voleurs à l'extérieur et tire à quatre reprises dans leur direction. L'un des braqueurs, âgé de 22 ans, est mortellement touché au dos et s'effondre. Le second parvient à s'enfuir mais sera arrêté ultérieurement et condamné en 2021 à une peine de huit ans de prison.
Légitime défense ou contrainte irrésistible ?
Le débat juridique reste entier. Le tribunal correctionnel de Gand avait rejeté la légitime défense ainsi que la contrainte irrésistible, soulignant que les tirs avaient eu lieu alors que la menace immédiate avait cessé puisque les auteurs prenaient la fuite. Lors de l'audience d'appel, la défense a de son côté plaidé à nouveau l'acquittement pur et simple. Selon ses avocats, Filip Moens a agi sous le coup d'une panique extrême et a « perdu la tête » après avoir craint pour sa vie et celle de ses proches.
Sources : rtl
