🇧🇪 Wavre · BE · 19 Apr 2026
Condamnée après une tentative de cambriolage à Wavre, elle fait opposition en prison
L'affaire remonte à juillet 2025, lorsqu'une jeune femme se présentant sous le nom de Naomi L. (identifiée ensuite comme Alessia S.) a été arrêtée à la suite d'une tentative de cambriolage dans la province du Brabant wallon. Suite à son interpellation, elle a été auditionnée par les services de police sous le régime Salduz, bénéficiant de l'assistance d'un avocat de garde. Convoquée devant le tribunal correctionnel, elle ne s'est cependant pas présentée lors de l'audience et n'a pas désigné de conseil pour la représenter.
Une condamnation par défaut et une incarcération soudaine
En son absence, la justice l'a condamnée par défaut à une peine d'un an de prison, assortie d'un sursis pour la moitié. Sans nouvelles de la procédure, la prévenue a continué sa vie nomade au sein de la communauté des gens du voyage avant d'être arrêtée et incarcérée le 19 mars 2026. C'est depuis sa cellule qu'elle a immédiatement introduit une opposition à ce jugement par défaut.
Les arguments de la défense face à la rigueur du parquet
Lors de l'audience d'opposition, la substitute du procureur du Roi a requis que l'opposition soit déclarée non avenue, estimant que la prévenue avait reçu la citation en mains propres et était donc parfaitement informée de la date de son procès. Son avocate a quant à elle plaidé la précarité et l'absence de situation fixe pour expliquer cette défaillance. Originaire d'Italie et se déplaçant de camp en camp, elle se trouvait dans la région de Jumet au moment des faits. Ayant égaré les documents officiels ainsi que les coordonnées de son avocat Salduz, elle s'était retrouvée dans l'impossibilité de le recontacter, tandis que ce dernier ne disposait d'aucun moyen pour la joindre.
La décision finale du tribunal de Wavre
Sur le fond de l'affaire, la matérialité de la tentative de vol avec effraction n'a pas été contestée. La défense a sollicité une suspension du prononcé du jugement, mettant en avant le profil de la jeune femme. Le tribunal correctionnel a finalement déclaré l'opposition recevable mais a souligné la gravité des faits commis, rappelant les dégâts matériels importants subis par les propriétaires de l'habitation ciblée. La peine d'un an d'emprisonnement a été confirmée, mais le tribunal l'a assortie d'un sursis pour la totalité de la période excédant la détention préventive déjà subie, permettant ainsi sa libération.
Sources : L'Avenir
