🇫🇷 Besançon · FR · 19 Dec 2025
Braquage à l'explosif à Besançon : les images de la vidéosurveillance révèlent l'ultra-violence de l'assaut
Les images de vidéosurveillance de l'usine Losange de Besançon, révélées peu après l'attaque du vendredi 19 décembre 2025, glacent le sang. Elles dévoilent un mode opératoire militaire d'une précision et d'une violence rares, témoignant de la dangerosité du commando de cinq à six individus cagoulés qui a mené ce raid spectaculaire.
Une brèche ouverte à l'explosif en moins de trente secondes
Sur les séquences captées par les caméras extérieures à 16h45, on aperçoit une berline sombre haut de gamme s'immobiliser devant le sas de livraison. Quatre hommes en tenue tactique noire, lourdement armés de fusils d'assaut de type kalachnikov, en sortent immédiatement. L'un d'eux pose une charge explosive sur le verrouillage blindé de la porte d'accès. L'explosion qui s'ensuit pulvérise instantanément le panneau métallique dans une impressionnante gerbe de fumée et d'étincelles.
Progression tactique digne d'une unité d'élite
La vidéo de l'intérieur de l'atelier montre la progression rapide des assaillants. Répartis en binômes, ils sécurisent les angles et forcent le personnel présent à se coucher au sol. Pendant que deux braqueurs surveillent les otages, les autres pénètrent directement dans la chambre forte où sont entreposés les métaux précieux et les bijoux prêts à l'expédition. Les images témoignent d'une préparation minutieuse : chaque malfaiteur sait exactement où se diriger et quelles armoires fracturer.
L'analyse des enquêteurs de la PJ
Les spécialistes de la Police Judiciaire (PJ) analysent actuellement ces enregistrements image par image. La posture physique des criminels, leur maniement des armes et l'usage maîtrisé d'explosifs militaires (probablement du plastic ou du C4) orientent fortement l'enquête vers des profils issus du grand banditisme international, possiblement formés aux techniques de combat. Ces enregistrements constituent des indices capitaux pour tenter d'identifier les auteurs de ce braquage hors norme.
Sources : L'Est Républicain
