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🇫🇷 Besançon · FR · 19 Dec 2025

« Tout le monde s'est couché par terre » : le calvaire des salariés lors de l'attaque à l'explosif de l'usine Losange à Besançon

Ce vendredi 19 décembre 2025 restera à jamais gravé dans la mémoire des employés de la manufacture de bijoux Losange à Besançon. En fin d'après-midi, un commando de malfaiteurs cagoulés et équipés de fusils d'assaut a fait irruption dans l'usine, faisant exploser les accès de sécurité et prenant le personnel en otage. Plusieurs témoins directs décrivent des scènes de panique et de violence inouïe.

« On a entendu une détonation assourdissante »

« Nous étions en train de terminer la journée lorsque le sol a tremblé », confie Sylvie*, une employée présente dans les bureaux administratifs. « Une détonation assourdissante a retenti. En quelques secondes, des hommes habillés en noir avec des armes longues sont entrés en criant. Tout le monde s'est couché par terre, les mains sur la tête. J'ai cru que notre dernière heure était arrivée. » Plusieurs salariés ont été regroupés de force dans un coin de l'atelier sous la menace directe de kalachnikovs, servant d'otages et de boucliers humains potentiels.

Un salarié blessé et pris en charge

Au cours de l'assaut des braqueurs, un salarié de 42 ans a été violemment pris à partie. Voulant s'interposer ou pris de panique, he a été frappé à coups de crosse de fusil à la tête et a subi de légères blessures causées par des éclats lors de l'explosion d'une porte blindée. Pris en charge par les secours après le départ des malfaiteurs, ses jours ne sont pas en danger, mais le traumatisme psychologique est immense pour lui comme pour l'ensemble de ses collègues.

Une cellule de soutien psychologique d'urgence

Dès vendredi soir, la préfecture du Doubs et la direction de l'entreprise ont mis en place une cellule d'écoute médico-psychologique dans les locaux de la manufacture. Le traumatisme est profond dans cette entreprise familiale de joaillerie où les employés ne s'attendaient pas à être confrontés à des méthodes relevant du grand banditisme. « Le préjudice physique est heureusement limité, mais le choc mental mettra des mois à s'estomper », a déclaré un représentant syndical visiblement ému.

*Le prénom a été modifié par souci d'anonymat.

Sources : France 3 Régions · Le Parisien

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