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🇫🇷 Grenoble · FR · 9 Oct 2024

Attaque d'un fourgon blindé à Grenoble : l'opposition dénonce le "déni" du maire face à la violence

L’attaque à main armée d’un fourgon blindé de la société Loomis, survenue le jeudi 10 octobre 2024 en plein cœur de Grenoble, a provoqué une véritable onde de choc. Cet événement d’une extrême violence a immédiatement ranimé les tensions politiques locales autour de la sécurité, un sujet de discorde récurrent dans la capitale des Alpes.

Un braquage spectaculaire en plein centre-ville

Les faits se sont déroulés vers 10h30 à l’intersection très fréquentée du cours Jean-Jaurès et du cours Berriat. Un commando armé et cagoulé a tenté de bloquer le convoi de fonds qui venait de quitter la Banque de France avec plusieurs millions d'euros à son bord. Des coups de feu, tirés notamment avec des armes automatiques de type Kalachnikov, ont été échangés entre les malfaiteurs et les convoyeurs. Grâce à leur sang-froid, ces derniers ont réussi à manœuvrer leur véhicule pour s'extirper du piège et se réfugier à la gendarmerie de Seyssinet-Pariset, mettant ainsi le chargement et leur vie en sécurité. Bien que l'attaque ait échoué, elle a laissé derrière elle des scènes de chaos et plusieurs véhicules incendiés par les assaillants en fuite.

L'opposition crie au « déni » municipal

Pour l’opposition municipale, menée notamment par Alain Carignon, cette nouvelle escalade de la violence armée est la preuve d'un échec de la politique de sécurité de la ville. Les opposants pointent du doigt la posture du maire écologiste, Éric Piolle, qu'ils accusent de rester dans un « déni » dogmatique face à l'insécurité grandissante. Ils déplorent en particulier son refus persistant d'armer la police municipale et de déployer un réseau de vidéoprotection plus performant connecté à un centre de supervision opérationnel.

Un climat sécuritaire sous haute tension

Cette polémique intervient dans un contexte déjà particulièrement lourd à Grenoble. Quelques semaines auparavant, en septembre 2024, le meurtre tragique de Lilian Dejean, un agent municipal tué par balle alors qu’il tentait d’empêcher la fuite d'un chauffard, avait déjà profondément meurtri la ville et suscité de vives critiques à l'encontre de la municipalité. Pour les détracteurs d'Éric Piolle, l'attaque du fourgon blindé n'est qu'un symptôme supplémentaire d'une situation qui échappe désormais au contrôle des autorités locales.

Sources : francebleu