🇫🇷 Grenoble · FR · 30 May 2026
Grenoble : Une voiture-bélier incendiée dans un salon de thé en plein centre-ville
Dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 mai 2026, le centre-ville de Grenoble a été le théâtre d’une attaque spectaculaire et destructrice. Le salon de thé et boulangerie « Au Chardon Bleu », un établissement renommé situé à l’angle de la rue de la République et de la rue Lafayette, a été visé par une voiture-bélier.
Un mode opératoire violent et destructeur
Peu avant 4h30 du matin, un véhicule a été projeté délibérément en marche arrière contre la vitrine de l’établissement. Les auteurs ont ensuite immédiatement mis le feu au véhicule avant de prendre la fuite, provoquant un violent incendie qui s'est propagé à l'ensemble du commerce. Une vingtaine de sapeurs-pompiers ont été dépêchés sur place pour maîtriser le sinistre. Si la structure de l’immeuble de huit étages n'a pas été compromise et qu'aucune victime n'est à déplorer, le salon de thé a été entièrement détruit, et le bar mitoyen, le « John's Bar », a également subi d'importants dégâts collatéraux causés par les fumées.
Sept salariés au chômage technique
Les conséquences économiques sont lourdes pour ce commerce de proximité. À la suite du sinistre, les sept salariés de l'établissement ont été placés au chômage technique. Le gérant du salon de thé a exprimé sa stupéfaction et son incompréhension, affirmant n'avoir jamais reçu de menaces ni avoir de différend connu. Une enquête a été ouverte par les services de police, et des constatations techniques ont été réalisées sur place par la police technique et scientifique.
Une recrudescence inquiétante des attaques de commerces
Cet incident s’inscrit dans une série noire particulièrement inquiétante pour les commerçants grenoblois. En effet, au cours des mois précédents de l'année 2026, plusieurs autres établissements du centre-ville ont été la cible d'attaques similaires ou d'incendies volontaires, notamment le restaurant « Le Phouket » en mars, une boucherie en février et l'ancien bar « SOS Apéro » en avril. Ces événements répétés alimentent un sentiment d'insécurité grandissant parmi les habitants et les professionnels de l'agglomération, sur fond de tensions liées au narcotrafic.
Sources : dauphine


