🇫🇷 Nice · FR · 26 Sep 2024
Le casse du siècle à Nice : comment Albert Spaggiari et les égoutiers ont dévalisé la Société Générale
C'est l'un des cambriolages les plus célèbres de l'histoire moderne de la criminalité française. Durant le week-end du 16 au 19 juillet 1976, la succursale de la Société Générale située sur l'avenue Jean-Médecin à Nice a été le théâtre du fameux « casse du siècle ». Orchestré par Albert Spaggiari, un ancien parachutiste et photographe niçois, ce coup spectaculaire a permis de dérober l'équivalent de 50 millions de francs (soit environ 30 millions d'euros actuels) en espèces, lingots d'or et bijoux précieux.
Pendant plusieurs mois, une équipe d'égoutiers recrutée par Spaggiari a creusé patiemment un tunnel de huit mètres de long reliant les égouts de la ville à la dalle en béton de la salle des coffres de la banque. Travaillant dans des conditions extrêmes, ils ont installé des systèmes de ventilation et d'éclairage pour mener à bien leur entreprise. Le week-end du casse, ils ont fracturé 371 coffres particuliers à l'aide de chalumeaux et d'outils industriels, prenant même le temps de pique-niquer à l'intérieur de la chambre forte.
Au-delà du butin colossal, c'est la signature laissée par les auteurs qui fera entrer l'événement dans la légende. Sur l'une des parois de la chambre forte, Spaggiari a inscrit à la craie la célèbre formule : « Sans haine, sans arme, ni violence ». Ce coup d'éclat sans effusion de sang a fasciné l'opinion publique et humilié les autorités policières de l'époque. Spaggiari, arrêté quelques mois plus tard, réussira une évasion spectaculaire en sautant par la fenêtre du cabinet du juge d'instruction, restant en cavale jusqu'à sa mort en 1989.
Sources : lefigarofr · 20minutes · radiofrancefr
