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🇫🇷 Paris · FR · 18 Oct 2025

Casse du siècle au Musée du Louvre : Le vol spectaculaire des Joyaux de la Couronne estimés à 88 millions d'euros

C’est un casse historique qui a plongé le plus grand musée du monde dans la stupeur. Le dimanche 19 octobre 2025, aux alentours de 9h30, un commando particulièrement audacieux est parvenu à dérober huit joyaux de la Couronne française au sein de la prestigieuse galerie d’Apollon du Musée du Louvre à Paris. Le préjudice financier, bien que colossal et estimé à 88 millions d’euros, s'efface derrière une perte patrimoniale et historique incalculable pour la nation française.

Un mode opératoire « rustique mais audacieux »

Le déroulement du vol relève d'un scénario digne d'un film policier. Profitant de palissades de chantier et de faiblesses périmétriques bien connues, les malfaiteurs sont arrivés sur les lieux équipés d'un camion-nacelle élévatrice et de scooters de forte cylindrée. En l'espace de seulement quatre minutes (entre 9h35 et 9h39), deux membres du commando – l'un vêtu d'un gilet jaune et d'une cagoule, l'autre portant un casque de moto – ont utilisé la nacelle pour atteindre le premier étage du bâtiment et forcer une porte-fenêtre donnant sur les quais de Seine.

Une fois à l'intérieur de la galerie d'Apollon, les cambrioleurs ont brisé les vitrines de sécurité à l'aide d'une disqueuse, de leurs poings et de leurs coudes. Ils ont fait main basse sur une collection inestimable de bijoux du XIXe siècle : le diadème de l'impératrice Eugénie (orné de près de 2 000 diamants), une paire de boucles d'oreilles et un collier de la collection Marie-Louise, ainsi que des pièces des collections Marie-Amélie et Hortense. Dans la précipitation de leur fuite à bord de scooters T-Max, les voleurs ont abandonné la couronne de l'impératrice Eugénie, qui a été retrouvée fortement déformée et endommagée par les enquêteurs.

Une enquête minutieuse et des coups de filet successifs

La Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne et l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC) ont rapidement été saisis. Grâce à un travail minutieux de police technique, comprenant plus de 150 prélèvements d'ADN, et à l'exploitation de la vidéosurveillance, les enquêteurs ont retracé le parcours des suspects. Les deux scooters et un utilitaire blanc avaient transité par un parking à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) juste après le vol, où les suspects ont été filmés en train d'admirer leur butin.

Une revente complexe ou un commanditaire slave ?

L'un des suspects a affirmé lors des interrogatoires avoir été recruté par une équipe de « deux personnes à l'accent slave » pour ce qu'il pensait être un « banal cambriolage », contre une promesse de 15 000 euros. La procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, a indiqué que la piste d'un commanditaire étranger ou d'un collectionneur privé restait sérieusement étudiée.

L'affaire a également déclenché une tempête politique. Un audit de sécurité confidentiel, réalisé six ans auparavant par le joaillier Van Cleef & Arpels, avait pointé avec précision la vulnérabilité des fenêtres de la galerie d'Apollon, mais ces recommandations externes n'avaient pas été appliquées par la direction. Un rapport sévère de la Cour des comptes sur la gestion et la sécurité du Louvre a par ailleurs accentué la pression, conduisant à la démission en février 2026 de la présidente-directrice du musée, Laurence des Cars. À ce jour, si les suspects sont sous les verrous, les huit joyaux de la Couronne demeurent introuvables.

Sources : BFMTV · Ouest-France · Midi Libre · Le Dauphiné Libéré · La Nouvelle République

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