🇫🇷 Vannes · FR · 22 Dec 2025
Braquage de la bijouterie Aloïze à Vannes : récit d'un vol à main armée de 200 000 € et ses suites
Le dimanche 21 décembre 2025, alors que les fêtes de fin d'année battaient leur plein, un événement d’une extrême violence est venu secouer la zone commerciale de Kerlann, à Vannes (Morbihan). Aux alentours de 19 h, la bijouterie Aloïze, considérée comme la plus grande enseigne de ce type de la commune, a été la cible d'un braquage minutieusement préparé.
Vendeuses ligotées sous la menace d'une arme
Le mode opératoire témoigne du professionnalisme et de la froideur des assaillants. Alors que les trois employées, âgées de 25 à 35 ans, s’apprêtaient à clore la journée de vente, deux individus gantés et dissimulés sous des cagoules ont fait irruption dans l’établissement. Sous la menace directe d'une arme de poing braquée sur la tempe, les malfaiteurs ont rapidement neutralisé le personnel. Deux des vendeuses ont été ligotées tandis que la troisième a été contrainte de guider les braqueurs vers le coffre-fort de la boutique. Après avoir dérobé une quantité considérable de bijoux et de pièces d'or, le duo a pris la fuite. Le préjudice total de ce vol audacieux est aujourd’hui estimé entre 100 000 et 200 000 euros.
Un lourd traumatisme et une vive inquiétude chez les commerçants
Au-delà de la perte matérielle substantielle, c'est l'impact psychologique sur les équipes qui s'avère le plus lourd. Les trois employées, en état de choc profond, se sont vu prescrire des arrêts de travail prolongés. Dans la zone de Kerlann, les commerçants voisins n’ont pas caché leur effroi. Caroline Bodin, responsable du magasin limitrophe Cadréa, confie son désarroi : « On ne pensait pas que ça pouvait arriver à Vannes. Je m'inquiète énormément pour mes collègues d'à côté ». Ce sentiment d’insécurité grandissant a poussé la profession, par le biais de Sandrine Marcot, présidente déléguée de l’Union de la bijouterie horlogerie, à réclamer un renforcement de la sécurité urbaine (plots anti-béliers, vidéosurveillance étendue) dans un contexte marqué par la flambée des cours mondiaux de l'or.
Changement radical de modèle et arrestations majeures en mars 2026
Trois mois après le drame, l'enquête policière a connu une accélération majeure. Grâce à des prélèvements d'ADN et des investigations techniques poussées, les forces de l’ordre ont interpellé deux suspects à Brest (Finistère) et Rennes (Ille-et-Vilaine). Les individus ont été présentés devant un juge d'instruction et placés en détention provisoire à la fin du mois de mars 2026. Du côté de la boutique, le gérant Christian Cantale a pris une décision radicale pour parer à toute récidive : « En vitrine, c’est désormais du factice qui coûte 20 euros », explique-t-il, illustrant la mutation forcée des pratiques commerciales face à la criminalité.
Sources : Ouest-France · Le Télégramme · Midi Libre · Le Figaro · TF1 Info

