🇫🇷 Paris · FR · 17 Jan 2026
Cambriolage du Louvre : Les images inédites de la vidéosurveillance dévoilées
Trois mois jour pour jour après le vol retentissant des joyaux de la couronne de France au musée du Louvre, des images exclusives extraites des caméras de vidéosurveillance de la galerie d'Apollon ont été révélées au public lors des émissions d'information « Sept à Huit » sur TF1 et « Complément d’enquête » sur France Télévisions.
Une intrusion violente de moins de quatre minutes
La séquence vidéo capturée le 19 octobre 2025 montre le sang-froid et la détermination du commando. En l'espace de seulement 3 minutes et 52 secondes, deux individus vêtus de gilets de chantier jaunes s'attaquent méthodiquement aux vitrines sécurisées contenant les trésors nationaux.
L'un des cambrioleurs utilise d'abord une disqueuse pour entamer les vitres blindées, avant de les fracasser violemment à coups de poing. Sous les yeux impuissants du personnel de surveillance, qui tente d'alerter le PC de sécurité par téléphone, les malfaiteurs font main basse sur des pièces d'une valeur historique et financière inestimable, estimée globalement à 88 millions d'euros.
Parmi les pièces dérobées figurent le diadème de l’impératrice Eugénie, serti de près de 2 000 diamants, ainsi que le collier de la parure de saphirs des reines Marie-Amélie et Hortense (8 saphirs et 631 diamants) et le collier en émeraudes de l’impératrice Marie-Louise (32 émeraudes et 1 138 diamants).
Crise interne et colère du personnel du Louvre
Cette affaire a mis en lumière de graves failles de sécurité, corroborées par un rapport de la Cour des comptes publié le 6 novembre dernier. Ce rapport critique vertement la direction du Louvre pour avoir privilégié la rentabilité des « opérations attractives » au détriment de la protection physique des collections et de la gestion des risques d'intrusion.
Depuis le 15 décembre, une grève d'une grande partie des 2 200 salariés paralyse régulièrement l'accès au musée le plus visité au monde. Les agents dénoncent une dégradation constante de leurs conditions de travail et de la sécurité globale des salles.
Des sanctions politiques en vue
Face à la polémique grandissante, la ministre de la Culture Rachida Dati a annoncé sur les ondes de France Inter que des « décisions conséquentes » concernant la direction et la gouvernance du musée allaient être prises très rapidement. Interrogée sur l'avenir de Laurence des Cars, l'actuelle présidente-directrice du musée qui avait présenté sa démission juste après le vol, la ministre a précisé qu'il y aurait « effectivement un sujet de personne ».
Sources : Le Dauphiné Libéré · 20 Minutes · Ouest-France
