🇧🇪 Saint-Gilles · BE · 31 Mar 2026
Insécurité à Saint-Gilles : la lenteur des interventions policières suscite la colère des habitants
Au-delà de la multiplication des cambriolages à Saint-Gilles, c'est l'action de la police locale qui se retrouve aujourd'hui au cœur des débats et des frustrations des riverains. Plusieurs témoignages font état de dysfonctionnements majeurs lors des signalements d'infractions en cours, alimentant un sentiment d'impunité pour les délinquants.
« La police n'est jamais venue »
Le cas d'un immeuble du quartier Bréart illustre parfaitement le désarroi des victimes. En l'espace de quelques jours, ce bâtiment a été visité à deux reprises par des cambrioleurs. Lors de la seconde intrusion, les occupants réveillés en sursaut sont parvenus à contacter les forces de l'ordre en direct pendant que les malfaiteurs étaient toujours sur place, parvenant même à prendre des photos des suspects. Malgré l'urgence de la situation, aucune patrouille ne s'est déplacée.
De plus, les procédures administratives semblent s'enliser. Certaines victimes rapportent avoir dû recommencer l'enregistrement de leur plainte en raison de procès-verbaux mal rédigés par les services de police. Dans un autre dossier, des habitants affirment avoir été invités à signer une déclaration stipulant qu'aucune enquête scientifique (recherche d'empreintes ou d'ADN) ne serait menée sur les lieux du délit.
Une saisie majeure d'objets volés
Malgré ces critiques, l'enquête policière a récemment enregistré un succès significatif. Grâce à la vigilance d'une victime qui a repéré l'un de ses objets dérobés en vente sur une plateforme en ligne, la police a pu remonter une filière de recel. Cette opération a conduit à la saisie de plus de 300 objets volés à Saint-Gilles.
Pour les habitants, cette découverte prouve qu'il s'agit d'un réseau organisé et localisé, dont les membres écoulent régulièrement leur butin dans les commerces et bars du quartier. Ils demandent une action policière continue pour éradiquer définitivement ces structures criminelles.
Sources : lavenir
