🇧🇪 La Louvière · BE · 10 Apr 2026
Justice à La Louvière : un récidiviste poursuivi pour des vols en maison de repos
Le tribunal correctionnel a examiné le dossier d'un multirécidiviste poursuivi pour plusieurs vols commis à La Louvière. Surnommé « Toni » (prénom d'emprunt), l'homme en cavale a reconnu la majorité des méfaits reprochés, tout en niant farouchement avoir ciblé une résidente très âgée pour lui dérober de l'argent et des bijoux.
Une intrusion suspecte au cœur d'une maison de repos
Les faits les plus marquants se sont déroulés le 12 janvier 2025, aux alentours de 13h30. Profitant d'une brève absence d'un pensionnaire d'une maison de repos louviéroise, le prévenu s'est introduit dans sa chambre pour y fouiller une veste. Surpris en plein méfait par le résident de retour, l'intrus a prétexté chercher une autre personne avant de s'excuser et de quitter précipitamment la pièce. Ce n'est que quelques instants plus tard que la victime a constaté le vol de son portefeuille.
Interpellé dans une station-service voisine
Grâce à la vigilance d'un ouvrier de l'établissement qui avait remarqué le comportement suspect de l'individu dans les couloirs, le fuyard a été rapidement localisé. Il se trouvait dans une station-service à proximité. L'ouvrier est parvenu à le convaincre de revenir dans la maison de repos pour s'expliquer auprès de la direction. Face aux accusations directes, le suspect est entré dans une violente colère, niant les faits et se frappant la tête contre les murs. Cependant, les investigations policières ont rapidement démontré que la carte bancaire de la victime avait été utilisée dans cette même station-service pour effectuer des achats.
Un profil pénal extrêmement lourd
Le substitut du procureur du Roi a dressé un réquisitoire sévère, décrivant un individu au passé judiciaire particulièrement chargé, ayant commis ces nouveaux faits alors qu'il était en congé pénitentiaire et en cavale. Le prévenu compte pas moins de 23 condamnations antérieures pour des faits de vols avec effraction, violences, rébellion, menaces et délits liés aux stupéfiants ou aux armes. Le parquet a requis une peine de 40 mois d'emprisonnement ferme avec arrestation immédiate, mettant en avant le ciblage récurrent de personnes vulnérables.
Le jugement a été mis en délibéré et est attendu sous quinzaine.
Sources : dh
