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🇧🇪 Neufchâteau · BE · 15 Apr 2025

Leur maison cambriolée à Neufchâteau, ils retrouvent le voleur sur Facebook Marketplace

L'histoire d'Alain Dupont et Christine Goebels, résidents de Montplainchamps dans la commune de Neufchâteau, relève d'un véritable travail d'enquête citoyenne. Victimes d'un cambriolage majeur dans la nuit du 17 au 18 septembre 2018, ils ont vu leur quotidien bouleversé par la perte de près de 20 000 euros de biens, volés sous leur propre toit alors qu'ils dormaient à l'étage. C'est leur propre réactivité sur les réseaux sociaux qui a permis de démasquer l'auteur présumé des faits.

L'indice décisif sur Facebook Marketplace

Quelques jours seulement après le vol, la famille Dupont-Goebels découvre sur la plateforme Marketplace de Facebook une annonce suspecte mettant en vente une remorque identique à la leur. Convaincu qu'il s'agit de leur bien, le couple décide de piéger le vendeur en se faisant passer pour des acheteurs. Ils se rendent à Namoussart pour le confronter. L'homme prétend alors que le véhicule lui a été prêté par un complice habitant Léglise, mais la police est rapidement alertée.

Une caverne d'Alibaba d'objets d'art sacré

La perquisition menée ensuite par les forces de l'ordre au domicile du suspect révèle une surprise de taille. Si les affaires personnelles du couple ont presque toutes été écoulées, les enquêteurs découvrent une quantité phénoménale d'objets liturgiques : calices, ostensoirs, patènes, statues religieuses et un lutrin en bois représentant un aigle. L'homme, qui se prétend brocanteur, s'avère incapable de justifier la provenance de ce trésor sacré. Les investigations démontrent que ces pièces proviennent de cambriolages successifs commis durant l'été 2018 dans plusieurs églises de la région, notamment à Hatrival, Vaux-Chavanne, Rettigny, Montleban et Borlon.

Sept ans de calvaire judiciaire

Malgré la découverte de ce recel d'envergure et l'existence d'un mégot de cigarette fumé par le voleur contenant son ADN, le dossier est resté lettre morte pendant plus de trois ans chez la juge d'instruction. L'avocate des victimes a dû intervenir à de multiples reprises pour obtenir des avancées. Devant le tribunal correctionnel de Neufchâteau, le procureur a requis une peine de 6 mois de prison et 2 000 euros d'amende à l'encontre du prévenu, dénonçant sa « mauvaise foi crasse ». Le jugement est attendu le 20 mai prochain, laissant les parties civiles dans l'attente d'une réparation financière et morale.

Sources : lavenir

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