🇫🇷 Unknown · FR · 1 Apr 2025
Sécurité des officines : comment les pharmaciens s'organisent face à la hausse des vols
Les officines de pharmacie sont de plus en plus la cible de vols à l'étalage ciblés, portant principalement sur la parapharmacie, les cosmétiques de luxe et certains médicaments onéreux. Pour faire face à ce fléau qui pèse sur leur rentabilité et leur sérénité, les professionnels de santé développent de nouvelles méthodes de solidarité et de prévention.
L'essor des groupes de vigilance WhatsApp
À l'image des dispositifs de citoyens vigilants, de nombreux pharmaciens se regroupent désormais au sein de boucles de discussion privées sur WhatsApp. Cet outil leur permet de s'alerter mutuellement et en temps réel de la présence d'individus suspects ou de signaler le passage de voleurs dans un secteur donné. Les signalements incluent souvent des descriptions physiques et les modes opératoires observés, permettant aux confrères voisins de renforcer instantanément leur vigilance.
La tentation du « name and shame » et ses risques juridiques
Face à l'exaspération croissante, certains commerçants sont tentés de diffuser des captures d'écran de leurs caméras de surveillance sur les réseaux sociaux ou de les afficher directement dans leur boutique. Les autorités rappellent fermement que cette pratique est strictement illégale. La diffusion publique de l'image d'un suspect, sans son consentement et avant toute condamnation judiciaire, constitue une violation de la présomption d'innocence et du droit à l'image, passible de lourdes sanctions pénales.
Mesures matérielles et prévention
Outre l'alerte numérique, les pharmaciens modifient l'agencement de leurs officines. L'exposition de boîtes vides ou factices pour les produits les plus volés (comme les crèmes cosmétiques haut de gamme) se généralise, obligeant les clients à s'adresser directement au comptoir. L'installation de portiques de sécurité, le recours à des agents de surveillance et le renforcement des systèmes de vidéosurveillance connectés complètent l'arsenal défensif des officines.
Sources : La Dépêche · Le Parisien
