🇧🇪 Saint-Gilles · BE · 31 Mar 2026
Vague de cambriolages à Saint-Gilles : la colère et l'inquiétude grandissent dans le quartier Bréart
La tension monte d'un cran dans le quartier Bréart à Saint-Gilles. Depuis la fin de l'année 2025, une série d'effractions et de cambriolages à répétition perturbe gravement la tranquillité des riverains. Face à cette situation jugée insoutenable, les habitants ont décidé de se mobiliser en lançant une pétition adressée aux autorités communales, réclamant des mesures urgentes et concrètes pour enrayer ce fléau.
Une insécurité qui s'invite au quotidien
Le mécontentement ne cesse de croître parmi les habitants du quartier situé à proximité immédiate de la maison communale de Saint-Gilles. Les vols et tentatives d'intrusion ne se limitent plus aux commerces locaux, mais touchent désormais de plein fouet les habitations privées. De nombreuses caves et parties communes d'immeubles ont été visitées par les malfaiteurs, notamment dans la rue Antoine Bréart, l'avenue des Villas, la rue Adolphe Demeur and la rue de Savoie.
L'inquiétude a laissé place à la peur lorsqu'une habitante de l'avenue des Villas a été grièvement blessée après avoir surpris des cambrioleurs qui s'introduisaient dans sa cave. De plus, des techniques de repérage de plus en plus audacieuses sont signalées : des individus se faisant passer pour des techniciens d'un opérateur de télécommunications démarchent les habitations, particulièrement rue de Savoie, peu avant que des cambriolages n'y soient perpétrés.
Une pétition citoyenne pour briser l'immobilisme
Face à ce que les signataires décrivent comme une dégradation constante de leur cadre de vie, une pétition a été envoyée à la commune. Les riverains exigent l'organisation rapide d'une réunion de concertation avec les autorités compétentes et l'élaboration d'un plan d'action assorti d'un calendrier précis. Outre la sécurisation des habitations, les pétitionnaires pointent du doigt le manque d'éclairage et de patrouilles dans le parc de Forest voisin, ainsi que des nuisances récurrentes liées à l'état de propreté et à la présence de personnes en errance ou sous l'influence de stupéfiants.
La réponse des autorités communales
Interpellé sur ces faits, le bourgmestre de Saint-Gilles, Jean Spinette, a indiqué avoir relayé les inquiétudes des citoyens auprès de la zone de police Midi. Bien que les statistiques officielles de la zone n'indiquent pas de hausse globale, le bourgmestre reconnaît la présence d'individus opérant activement dans cette zone spécifique.
La commune rappelle qu'elle dispose de conseillers en techno-prévention pour aider les habitants à sécuriser leurs logements. De plus, des primes à la sécurisation (pouvant atteindre 250 € pour les particuliers et 400 € pour les professionnels) sont disponibles pour financer l'installation de dispositifs de sécurité tels que des alarmes ou des serrures renforcées.
Sources : lavenir
